DERNIÈRES BOX DE NOËL DISPONIBLES !

En février, nous vous proposions de découvrir dans notre box du mois L’Oiseau et la lame, écrit par Megan Bannen et publié aux éditions Albin Michel. Ce one-shot historique aux allures de conte asiatique nous a séduit par sa plume, ses décors incroyables et son trio de personnages aussi drôle qu’inattendu.

Nous avons voulu en savoir plus sur la création de la couverture française, qui, avouons-le, est à tomber par terre ! Mme de Lajugie, éditrice du roman, a eu la gentillesse de répondre à nos questions.

 

1. Comment est née cette couverture ? Avez-vous été inspirés par des oeuvres spécifiques ?

Construire une couverture est toujours un travail de longue haleine, mais dans ce cas précis, nous avons très longuement réfléchi. L’Oiseau et la lame est véritablement un texte à part dans la production éditoriale actuelle, c’est un roman historique, à la lisière de la légende, du conte, écrit comme un roman fantastique, avec le lyrisme d’une grande histoire d’amour. Megan Bennen, l’autrice, s’est directement inspirée des légendes qui avaient nourri la création d’un opéra de Puccini, Turandot. Il nous fallait donc une couverture qui dise tout cela, tout en étant suffisamment intriguante pour attirer nos lectrices et nos lecteurs.

J’ai donc réuni une grande quantité de visuels, empruntés au monde de l’opéra (affiches, esquisses de scénographie) de l’illustration jeunesse, de l’art chinois, notamment de scènes peintes sur céramiques. Tout cela a servi de base à notre inspiration et m’a aidée à choisir une direction.

 

Photo de Turandot © 2017 – Andrew Cioffi – Lyric Opera de Chicago

 

2. D’autres couvertures avaient circulé sur le net avant d’être finalement écartées. Avez-vous l’habitude de créer plusieurs versions différentes de vos couvertures afin de les tester auprès d’un échantillon de lecteurs ? Pourquoi avoir finalement retenu celle-ci ?

Dès le départ, j’ai choisi d’exploiter une piste photographique et une piste illustrée. Au terme de plusieurs essais, il nous est apparu comme évident que la piste photographique donnait une allure trop cinématographique à ce roman et ne rendait pas compte de sa spécificité. Nous avions au départ l’impression qu’une couverture photo rendait le texte plus accessible, mais finalement, il nous coupait d’un lectorat curieux, qui pouvait se reconnaître dans ce texte qui s’affranchit des genres. C’est à ce moment-là que j’ai fait appel à Antoine Doré.

 

3. Comment avez-vous choisi l’illustrateur, Antoine Doré ? Qu’est-ce qui vous a plu dans son travail ?

En tant qu’éditrice, je suis toujours à l’affût de talents et surveille de très près ce qu’il  se passe en illustration ou en BD. J’ai remarqué Antoine Doré grâce à son magnifique travail sur la couverture de Jusqu’ici tout va bien de Gary D. Schmidt. En regardant son portfolio en ligne, j’ai vu l’image d’origine, qui différait de celle retenue par l’éditeur. L’illustration de départ comptait une nuée d’oiseaux, et un jeu de transparence sur le personnage principal qui a disparu de la version finale. Cela m’a donnée une idée pour L’Oiseau et la lame et nous avons rapidement commencé le travail. Ayant lu le texte, Antoine a proposé plusieurs ajouts et ajustements à mes premières pistes de composition et il a fait un travail remarquable, l’illustration parfaite pour ce texte étonnant.

Nous remercions chaudement Mme de Lajugie pour ses réponses, ainsi que l’équipe d’Albin Michel. Si vous êtes intéressés par le travail d’Antoine Doré, nous vous invitons à découvrir son site Internet www.antoinedore.com ainsi que son compte Instagram @antoinedoreart.

Nous espérons que ces quelques explications vous donneront envie de vous plonger dans cette pépite historique qu’est L’Oiseau et la lame !

Que pensez-vous de cette couverture ? Si vous avez lu le roman, croyez-vous que la couverture soit fidèle au ton et à l’histoire ? Nous sommes curieux de lire vos avis, aussi n’hésitez pas à partager votre réponse en commentaire !